Les combats d’animaux représentent une tradition ancestrale et sont organisés avec des bêtes aussi diverses que les chameaux, les chiens, les béliers, les coqs et même les moineaux ou les grillons et fourmis.

Les combats de chiens étaient à l’origine non seulement un amusement populaire, mais également un rituel de sélection traditionnel et une préparation au travail pour les protecteurs de troupeau, qui devaient être prêts à affronter des loups etc.

Dans l’histoire de l’Asie-Centrale les combats de chiens avaient aussi la fonction d’éviter des conflits armés entre tribus, concernant par exemple des droits de pâture ou d’eau. Des chiens était sélectionnés pour se battre à la place des hommes et le résultat de ce duel, comparable à un jugement divin, était accepté sans discussion par les parties concernées. Parfois il suffisait même qu’un des chiens soit clairement perçu comme supérieur sans combattre.

Les combats traditionnels sont menés selon des règles strictes et interrompus dès que le vainqueur est apparent. Ceci en général avant que les chiens ne soient trop sérieusement blessés.

IL N’EST PAS DU TOUT DANS L’INTENTION DE CE TEXTE DE FAIRE L’APOLOGIE DES COMBATS DE CHIENS, MAIS DE DÉMONTRER LE RÔLE HISTORIQUE, QUE CETTE TRADITION A EU DANS L’ÉVOLUTION DE LA RACE. IL SERAIT TOUT À FAIT INAPPROPRIÉ DE VOULOIR OCCULTER CET ASPECT, MALGRÉ LE CLIMAT ACTUEL, QUI REND DIFFICILE UNE DISCUSSION OBJECTIVE DU SUJET.

En Europe les combats de chiens sont évidemment à réprimer par tous les moyens. Les motivations des propriétaires potentiels de Bergers d‘Asie Centrale doivent être examinées de près, car la réputation de la race peut être durablement entachée si ces chiens tombent dans les mauvaises mains.

Bien qu'impitoyables dans l’arène, les chiens ont un comportement affectueux avec leurs maîtres. Dès qu’un combat est interrompu les propriétaires séparent les chiens en les attrapant simplement par le collier pour les sortir du ring.

Malheureusement les combats de chiens, de plus en plus populaires aussi en Russie, sont devenus aujourd’hui une source de revenus juteux pour les milieux mafieux, qui organisent des paris clandestins. Avec des conséquences catastrophiques pour les chiens, naturellement.

Pour éviter des malentendus il est important de souligner le fait que les Bergers d’Asie-Centrale ne sont en rien des chiens de combat, comme par exemple les «pitbulls», omniprésents dans les médias, dont la seule capacité et la seule raison d’être est le combat.

Les Bergers d’Asie Centrale restent des chiens protecteurs de troupeau, qui, pour des raisons historiques et culturelles, sont parfois utilisés pour des combats de chiens dans leurs pays d’origine.

Les premiers véritables chiens de combat et des combats organisés avant tout comme occasions de parier, ont d'ailleurs été importés en Asie par les officiers de l'armée coloniale anglaise.

n tant que chiens de nomades et de caravanes ils ont également appris à s’adapter à des situations nouvelles et changeantes, ce qui les rend généralement plus sociables et souples de caractère que leurs cousins plus sédentaires de l’Himalaya ou du Caucase.

LES CHIENS DE GARDE: de constitution lourde, voire molossoïde.

Dans les rares régions où la richesse du sol et la présence de cours d’eau rendent possible l’agriculture et des formes d’élevage sédentaires, les paysans ont sélectionné des types lourds, moins mobiles mais d’autant plus impressionnants, comme gardiens et protecteurs des fermes et habitations.

LES CHIENS UTILISES PARFOIS POUR DES COMBATS:

à poils plutôt courts, très carrés et donc très agiles, de taille et de poids moyens. Leurs angulations sont parfois moins prononcées, pour résister à la poussée de l’adversaire.

Quand nous admirons les capacités physiques et instinctuelles de cette race, nous devons tenir compte du fait qu’elles sont dûes aux conditions de vie particulièrement dures en Asie-Centrale. Le climat rude, les terres pauvres, la lutte constante pour la survie ont créé une société et une culture extraordinairement combative. L’Afghanistan, par exemple, avant l’invasion par l’URSS, est pratiquement le seul pays d’Asie qui n’ait jamais été conquis par une puissance coloniale de l’occident (après Alexandre le Grand).

Le sport national « Boushkasi » est un jeu équestre qui demande un courage, un engagement physique et un esprit de combat hors pair. Des combats de lutte entre de jeunes hommes sont très populaires et se pratiquent partout.

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LES TYPES SELON LEUR UTILISATION

LES CHIENS PROTECTEURS DE TROUPEAU:

corps rectangulaire à carré, poids léger à moyen. Les peuples de bergers d’Asie-Centrale sont des nomades dont les chiens protègent les chameaux, vaches, yaks, ânes, chèvres et moutons des prédateurs depuis des millénaires. Sur les longs périples à la recherche de nouveaux pâturages, ils veillent également à la cohésion des troupeaux.

Comme la plupart des races de chiens de troupeau, ils ont un instinct protecteur prononcé. Ils sont intelligents et capables de prendre des décisions. Quand ils le jugent nécessaire, ils interviennent sans attendre un ordre.

La nature particulièrement rude de leur patrie (étés extrêmement secs et chauds, hivers glaciaux) et les grandes distances qu’ils sont obligés de parcourir, les ont dotés d’une constitution athlétique et d’une résistance physique exceptionnelle. Leurs allures ressemblent plus à celles d’un pur-sang qu’à la démarche souvent lourde et clopinante de leurs descendants et congénères occidentaux modernes.

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